[Agent Orange] Liên de Mê Linh ou “Guerres et crimes de guerre” de Jean-Marc Turine

L’agent orange a été massivement utilisé par les Américains pendant la guerre du Vietnam. Aujourd’hui, des millions de personnes en souffrent toujours. Jean-Marc Turine lui consacre un film documentaire. Le réalisateur bruxellois évoque l’effet de ce poison invisible qui fait aujourd’hui des millions de personnes handicapées.

Pendant la guerre du Vietnam, les Américains utilisaient le napalm et une arme bien plus insidieuse : l’agent orange qui est en fait de la dioxine. Cette dioxine était déversée par millions de litres sur le territoire vietnamien pour appauvrir les terres et faire fuir la population. Elle a touché directement des soldats qui combattaient pendant la guerre ou a provoqué des mutations génétiques. Trois générations plus tard, des milliers d’enfants, chaque jour, naissent encore handicapés à cause de l’agent orange. Jean-Marc Turine qualifie cette dioxine de “poison qui a été démultiplié par le feu du napalm. La dioxine était connue puisque Roosevelt a empêché, interdit même, son usage pendant la deuxième guerre mondiale. Donc les Américains savaient très bien ce qu’ils faisaient. ”

La guerre menée par les Américains contre le Viet Nam entre 1961 et 1975 n’a pas seulement provoqué la mort de 4 à 5 millions de personnes, elle continue son travail de destruction à cause de la dioxine (aussi connue sous l’appellation ” agent orange “) épandue par les troupes américaines pour détruire les forêts, les cultures et les populations. Des milliers d’enfants malformés ou handicapés naissent chaque année, et personne ne peut dire quand cessera la contamination de la population civile. Des enfants tombent malades, perdent la parole et la mobilité. Des familles entières sont touchées et seules face à leur difficulté et leur détresse. Les Etats-Unis n’ont jamais reconnus leur responsabalité face à ces crimes de guerre. En parallèle aux témoignages poignants des victimes de la dioxine et de leurs familles, Jean Marc Turine écrit une lettre qu’il destine à Liên, jeune fille de 18 ans, victime innocente de la dioxine.

Pendant 72 minutes Jean-Marc Turine filme une réalité terrible, brute ; le quotidien de ces familles vietnamiennes épuisées, pauvres la plupart du temps, victimes de l’agent orange et sans aide financière du gouvernement vietnamien.

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