La Médecine traditionnelle vietnamienne

Quand on parle de médecine, au Viêtnam, il arrive que l’on spécifie « médecine du Sud » (celle du pays même, situé au sud du continent asiatique), « médecine du Nord » (celle de la Chine, au nord du Viêtnam) ou « médecine de l’Ouest » (celle de l’Occident).

En fait, la Médecine traditionnelle vietnamienne ressemble à s’y méprendre à la Médecine traditionnelle chinoise. Évidemment, elle a pris des couleurs locales, comme c’est le cas dans les autres pays d’Extrême-Orient et même dans les diverses régions de la Chine. Les principales particularités vietnamiennes concernent le choix des plantes médicinales, l’engouement populaire pour l’acupression et certaines connotations culturelles.

La Chine se situe en zone tempérée tandis que le Viêtnam est en zone tropicale. Par conséquent, les deux pays n’ont pas accès aux mêmes plantes. Bien que la pharmacopée chinoise soit élaborée et précise, les Vietnamiens ont dû, par la force des choses, trouver des substituts indigènes aux plantes qu’ils ne pouvaient cultiver sur place et dont l’importation s’avérait trop coûteuse pour la majorité des gens.

Comme en Médecine traditionnelle chinoise (MTC), les moyens de traitement de la Médecine traditionnelle vietnamienne, outre la pharmacopée, comprennent l’acupuncture, la diététique (semblable à la diététique chinoise), les exercices (tai-chi et Qi Gong) et le massage Tui Na.

Les Vietnamiens semblent toutefois accorder une place de choix à l’acupression, qu’on appelle Bâm-Châm. Ses deux formes les plus courantes sont le « Bâm-Châm du pied » et le « Bâm-Châm assis ». La première associe acupression et réflexologie dans le but de procurer détente et relaxation, mais aussi pour soulager certaines douleurs. Quant à la seconde, elle s’occupe du haut du corps dans le but de procurer de la détente et de favoriser la circulation du Qi (l’Énergie vitale). On la pratique couramment dans la rue et même aux terrasses des cafés.

L’art de soigner

Certaines particularités de la culture vietnamienne, forcément, se manifestent dans ses pratiques de santé. On dit, par exemple, que l’enseignement de la médecine traditionnelle au Viêtnam repose d’une manière plus intense sur le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme.

On insiste également sur ce qu’on appelle les « vertus morales » : l’apprenti médecin est invité à étudier aussi bien les arts que les sciences. Il doit développer la vertu d’humanité si nécessaire à la relation praticien-patient. Pour le soignant, être « artiste » s’avère important parce que cela lui permet d’élever son intuition, atout capital pour poser un diagnostic. La musique, la peinture, la sculpture, la poésie, l’art floral, l’art culinaire et l’art du thé enrichissent donc la formation médicale. En contrepartie, le patient sera invité à des pratiques similaires pour stimuler sa réhabilitation.

Évidemment, ce type de préoccupation indique l’importance que l’on accorde dans cette société aux différents aspects du bien-être (physique, mental, relationnel, moral et spirituel). Ils jouent un rôle autant dans l’apparition des maladies que dans le maintien de la santé.

Source : Passeport Santé

Like this post? Please share to your friends:
SITE VIETNAM
Leave a Reply

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!: