Le film Công Binh, la longue nuit indochinoise de Lam Lê

Le film de Lam Lê,

Công Binh, la longue nuit indochinoise,

en salle à partir du 30 janvier 2013.

Durée :1h56min

Ce film est inspiré de l’ouvrage de Pierre Daum, Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952) – Actes Sud 2009.

Synopsis


« A la veille de la Seconde Guerre mondiale, 20 000 Vietnamiens étaient recrutés de force dans l’Indochine française pour venir dans les usines d’armement françaises. Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite, ces ouvriers appelés Công Binh menaient une vie de parias sous l’Occupation. Considérés injustement comme des traîtres au Viet Nam, ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l’Indépendance du pays en 1945. Une vingtaine de survivants racontent aujourd’hui leur histoire. »

Calendrier des projections/débats organisées autour du film (avec nom des intervenants)

PESSAC :

  • Dimanche 27 janvier, cinéma Jean Eustache à 16 heures (Lam Lê)

PARIS :

  • Mardi 29 janvier, cinéma Le Champo à 20 heures (Antoine de Baecque/Pierre Brocheux).
  • Mercredi 30 janvier, Cinéma La Clef (5ème) à 20 heures (Lam Lê/Pierre Daum).

ARLES :

  • Jeudi 31 janvier, Cinéma Le Méjan à 21 heures (Pierre Daum/Frères Trinh).

MONTPELLIER :

  • Lundi 4 février, Cinéma Diagonal à 19h45 (Pierre Daum).

CHÂTELLERAULT :

  • Vendredi 8 Février, Cinéma Les 400 coups (Nicolas Ong).

HEROUVILLE ST CLAIR (près de Caen) :

  • Lundi 11 février, Café des Images à 20 heures (Lam Lê/Pierre Daum).

Vous trouverez bientôt un calendrier complet et régulièrement mis à jour sur le site : http://www.facebook.com/congbinhlalonguenuitindochinoise

Le Journal La Provence a pu interviewer le réalisateur et voici quelques extraits :

Quel rôle avez-vous eu pour la réalisation de ce film ?


« Le premier, c’est d’abord sortir ce livre, au bout de quatre ans de travail, entre la France et le Vietnam. J’ai ensuite été contacté par ce réalisateur, Lam Lê, et je l’ai aidé à réaliser une adaptation du livre. Pas seulement en lui fournissant une liste de noms et d’adresses, mais, comme j’avais rencontré ces gens venus travailler en Camargue, je l’ai accompagné. Je l’ai donc accompagné, pour revoir ces gens. Ils n’auraient jamais ouvert à quelqu’un venant seul avec sa caméra.

Il était nécessaire de faire les présentations…


C’est ce qu’on appelle avoir un rôle de « fixeur ». Connaître les lieux, les gens, et en faire profiter le réalisateur. Moi, ces vieux messieurs, je les avais rencontrés. La mise en confiance, c’était fondamental pour la réussite de ce projet. J’ai aussi été en quelque sorte le conseiller historique. Le réalisateur n’a pas arrêté, lorsqu’il préparait son film, de me poser des questions.

Par rapport au livre, qu’apporte en plus le film à la cause des travailleurs indochinois, longtemps ignorée ?


Le film reprend la narration, comme dans mon livre, de cette période, comprise entre 1939 et 1952, durant laquelle vingt mille hommes furent recrutés au Vietnam, envoyés à Marseille, avant de travailler dans des poudreries, ou dans les rizières de Camargue, pour enfin retourner dans leur pays. La rigueur scientifique et historique, elle est plutôt dans mon livre. L’humain, le bonheur de voir le visage de ces gens, d’entendre leurs voix, c’est l’atout du film. Le parti pris du réalisateur a été de ne faire parler que ces vieux témoins. Quelques scènes, dites de « docu-fiction » ont été ajoutées. Quant à la musique, superbe, elle a aussi une histoire insolite, puisque c’est en me rendant à un festival de musique, au Vietnam, que j’ai été subjuguée par la voix d’une chanteuse. Finalement, c’est elle qui chante, dans le film. C’est d’une grande beauté.

La cause des travailleurs indochinois peut-elle ainsi gagner en reconnaissance ?


J’en suis certain. Après le livre, après le projet de stèle qui est bonne voie pour se concrétiser à Salin-de-Giraud, le film va beaucoup apporter dans ce processus. Il va toucher un autre public, qui ne lit pas forcément, mais va plutôt au cinéma. Ça va beaucoup faire avancer ce mouvement de reconnaissance, et non de repentance, ce qui serait une bêtise. Il s’agit tout simplement de reconnaître l’existence de ce fait historique. »

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