Le spectacle musical "Miss Saigon" bientôt à Londres en 2014

Lors de son passage à Paris pour la promotion du film Les Misérables, le producteur Cameron Mackintosh a confirmé qu’un retour sur scène de Miss Saigon est bien prévu à Londres pour 2014. Toutefois, il nous révèle aussi ce qui pourrait empêcher cet événement.

Quel théâtre pour accueillir Miss Saigon ?

Propriétaire de plusieurs théâtres dans le West End (le Prince of Wales, le Queens, le Gieguld…), Cameron Mackintosh sait mieux que personne à quel point il est compliqué de trouver une salle d’accueil pour un musical à Londres. Les grands théâtres sont souvent réservés plusieurs saisons à l’avance et, parmi eux, aucun ne pourrait pour le moment laisser sa place à Miss Saigon.

Créé en 1989 par Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg (Les Misérables), Miss Saigon, librement inspiré de l’opéra de Puccini Madame Butterfly, se jouait alors au Drury Lane Theatre avec Léa Salonga et Jonathan Pryce dans les rôles principaux. Pour les 25 ans du spectacle, Cameron Mackintosh aurait voulu faire revenir Miss Saigon à son lieu d’origine mais le Drury Lane Theater devrait être occupé de longs mois avec le nouveau musical Charlie and the Chocolate Factory.





Les auditions s’accumulent mais sans succès

Au-delà du lieu, c’est surtout le choix de la distribution qui inquiète le producteur anglais. Après plusieurs mois d’auditions (dont beaucoup en Asie, puisque le spectacle se déroule en bonne partie au Vietnam lors de la guerre des années 70), il désespère toujours de trouver ceux qui incarneront les rôles principaux de Miss Saigon.

En particulier, le personnage de l’Ingénieur semble lui poser beaucoup de soucis. « J’aurais aimé trouver un bon artiste français qui a du sang asiatique« , nous confie t-il. « Vous n’imaginez pas à quel point c’est compliqué de trouver la bonne personne« . Au point d’annuler la venue du spectacle à Londres ? « Je n’espère pas ! » conclut-il en souriant.

Source : musicalavenue.fr

Principales chansons


The Movie In My Mind, Why God Why, Sun And Moon, The Last Night Of The World, I Still Believe, This Is The Hour, I’D Give My Life For You, Bui-Doi, The American Dream

Synopsis


Saïgon, peu avant la chute du Viêt Nam. Kim est une jeune fille qui travaille dans un bar prisé par les soldats américains. Elle rencontre Chris, un jeune G.I. C’est le coup de foudre et un mariage est célébré. L’idylle est hélas de courte durée, Saïgon tombe aux mains des communistes en avril 1975. Chris part avec les derniers Américains sans arriver à emmener Kim. Elle reste seule et accouche d’un fils. Elle est recueillie par un protecteur, l’Ingénieur, qui considère que l’enfant moitié américain est un excellent passeport pour sortir du pays. Kim, son bébé et l’Ingénieur parviennent à rejoindre la Thaïlande. Contacté, Chris les rejoint. Hélas, le temps a passé, il a refait sa vie et il s’est marié. Désespérée, Kim se donne la mort en laissant son bébé à celui qu’elle a toujours passionnément aimé.

Le thème


La femme souffrante. C’est un thème universel que les auteurs revisitent avec bonheur sur fond de fin du monde, ou plutôt d’un monde. Kim est une femme amoureuse mise à l’épreuve de l’adversité. Et elle paie la tournure des événements historiques au prix fort. Elle donne une magnifique leçon de survie sans abandonner sa dignité. Elle tient par la force de son amour intériorisé. Inversement, le personnage de l’idéal masculin apparaît peu. Chris est l’homme qui séduit Kim, puis il est emporté au loin par les événements. Il ne revient qu’à la fin pour constater que les événements passés l’ont rattrapé. La découverte du malentendu entre elle et lui brise la volonté de vivre de Kim. Elle était la femme d’un seul amour auquel elle a tout donné.

L’histoire derrière l’histoire


Les auteurs de Miss Saïgon ont été inspirés par une photo publiée dans un quotidien, montrant une mère vietnamienne se sacrifiant pour permettre à sa fille – de sang mêlé – de partir aux Etats-Unis. C’était toute la douleur du Viet Nam martyrisé qui s’exprimait là. Et Schönberg, passionné depuis toujours par Madame Butterfly de Puccini, rêvait d’en donner une lecture plus moderne.

On a parfois comparé la recherche pour trouver Kim à celle de Scarlett dans Autant en emporte le vent. Après avoir auditionné tout ce que la planète comptait d’Asiatiques sachant chanter et jouer, les auteurs ont trouvé l’interprète idéale en la personne de Lea Salonga, une jeune Philippine de 16 ans à la voix et au talent extraordinaires. Ce rôle en a fait une vedette internationale.


Pour le rôle de l’Ingénieur, Boublil et Schönberg ont, en revanche, choisi un comédien anglais, Jonathan Pryce, qui a réussi là une composition extraordinaire. Lorsque le spectacle a été annoncé à Broadway, les syndicats ont menacé de le boycotter si le rôle n’était pas confié à un artiste asiato-américain. Ce n’est que quand le producteur a menacé de ne pas monter la comédie musicale du tout – et Broadway, en plein déclin à cette époque, ne pouvait pas se permettre de ne pas avoir « son » Miss Saïgon – qu’ils ont finalement cédé.

Avec un budget supérieur à 10 millions de $, Miss Saïgon était à l’époque le musical le plus cher jamais monté. Il faut dire que la séquences des hélicoptères est particulièrement impressionnante. Ce n’est pas une raison pour oublier toutes les autres qualités de ce show !

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