Selon l’UNESCO, Hoi An fait parti des sites les plus menacés par le changement climatique

En ce début de semaine, le Comité du Patrimoine Mondiale de l’UNESCO se réunit à Istanbul, en Turquie. Dans le même temps, l’organisation internationale a publié un rapport alarmant, qui liste les sites historiques les plus menacés par le réchauffement climatique. Cent pages, qui démontrent à quel point le changement climatique est un des risques les plus importants pour l’héritage culturel mondial.

usqu’au 20 juillet prochain, des délégués venus des quatre coins du monde se réunissent au Centre des Congrès d’Istanbul, dans le cadre d’une grande réunion organisée par l’UNESCO. But de la manœuvre : faire un état des lieux des récentes recherches démontrant les dangers encourus par les sites patrimoniaux face au changement climatique global, mais également nommer de nouveaux espaces qui seront ajoutés à la Liste du Patrimoine Mondial.

Car le constat de l’UNESCO est accablant. Alors qu’un peu partout dans le monde, des phénomènes météorologiques rares et dévastateurs se multiplient, les populations prennent peu à peu conscience que la Terre se réchauffe bel et bien. Seulement, l’effet de cette hausse générale de la température du globe sur le patrimoine est encore largement sous-estimé. Le rapport d’une centaine de pages rendu public en ce début de semaine étudie 31 sites répartis dans 29 pays différents et qui comptent parmi les plus vulnérables face au changement climatique.

Le directeur du Centre de l’UNESCO sur le Patrimoine Mondial explique qu’il devient véritablement urgent de mieux comprendre, maîtriser et lutter contre le changement climatique, si l’on veut que ces sites soient encore visibles dans cent ans. Le dossier s’accompagne de recommandations aux gouvernements, aux agences de voyages, au secteur du tourisme et aux acteurs travaillent sur les sites à protéger pour mieux faire face aux dangers à venir, si rien n’est fait pour lutter contre le changement climatique. Des pistes de réponse donc, mais pour le moment pas de solutions.

La liste de ces conseils comprend : produire un constat précis et fiable de la vulnérabilité des divers sites ; faire de la fragilité des sites un critère d’inscription à la liste ; développer des stratégies et des politiques pour réduire l’effet de serre dans la droite lignée des conclusions de la COP21 de Paris ; utiliser des données archéologiques pour mieux connaître les précédents changements climatiques survenus dans l’histoire de la planète ; mieux impliquer les populations locales vivant près des sites à préserver pour aider à leur protection et leur gestion.

Vieille ville de Hoi An, Vietnam


À perte de vue, des bâtiments construits au cours des XVIe et XVIIe siècles, tous fabriqués à partir de bois et magnifiquement ornementés. Le style architectural de ce point de rencontre entre diverses cultures rappelle les influences européennes, chinoises et japonaises reçues par cette région commerçante du Vietnam. Malheureusement, la ville de Hoi An ne se trouve qu’à deux mètres au-dessus du niveau de la mer, et déjà, certains bâtiments ont été sévèrement endommagés par des épisodes de pluies diluviennes.

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