Un voyageur, revenu du Vietnam, infecté par la superbactérie NDM-1

Le voyageur a été placé à l’isolement afin que la bactérie, résistante aux antibiotiques, ne se propage pas.

Résistante aux antibiotiques, la superbactérie NDM-1 est une vraie bombe à retardement. Elle a infecté un homme de 75 ans qui avait séjourné à l’hôpital de Châlons-en-Champagne, et qui a été placé à l’isolement au CHU de Reims au mois de juillet, a-t-on appris ce lundi.

Le patient, qui revenait du Vietnam, avait été hospitalisé à Châlons-en-Champagne avant d’être admis au service de réanimation du CHU de Reims mi-juillet où il a été diagnostiqué porteur de la bactérie et placé à l’isolement, selon les protocoles nationaux en vigueur. Quelque 50 patients ont été placés temporairement à l’isolement et 200 personnes, qui avaient quitté l’hôpital de Châlons-en-Champagne avant l’alerte, ont été invitées par courrier à faire des tests de dépistage.

« A ce jour, l’ensemble des dépistages réalisés chez les patients présents dans l’établissement n’a pas retrouvé la présence de cette bactérie », a indiqué la direction de l’hôpital de Châlons dans un communiqué.

Un risque de transmission limité


Mais « le risque d’être porteur pour les patients ‘contacts’ est faible. Le fait de devenir porteur n’a pas de conséquence sur l’état de santé des patients », a précisé l’hôpital. Communément appelée « superbactérie », la NDM-1 (New Delhi metallo-beta-lactamase) fait l’objet d’une surveillance internationale.

Identifiée pour la première fois en 2009 en Inde, elle est considérée comme une bombe à retardement par les experts. Il s’agit en fait d’un gène de résistance qui s’est diffusé à des espèces de bactéries pathogènes, responsables de la dysenterie, mais aussi du choléra. « La bactérie en elle-même n’est pas dangereuse. C’est le gène de résistance, qui entraîne la résistance aux antibiotiques qui fait qu’on peut avoir un traitement inapproprié ou un retard au traitement », explique à France 3 le Dr Vincent Stoeckel, responsable de lutte contre les infections nosocomiales au Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne.

« La diffusion de cette bactérie ferait qu’on aurait beaucoup de patients porteurs et statistiquement on aurait quelques patients qui présenteraient réellement une infection qui serait difficile à traiter. On serait alors dans une situation d’impasse thérapeutique », développe le médecin

Source
AFP

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