Vidéo – Vietnam : Il y a 40 ans, les Boat people vietnamiens prenaient la mer

Le 30 avril 1975, c’est la fin de la guerre au Vietnam. La fin d’un conflit de vingt années entre les deux Vietnam. A la veille et au lendemain de la chute de Saigon, plus de deux millions de Vietnamiens ont pris la mer, pour fuir le régime communiste, victorieux : ce sont les Boat People.

Tout le monde se souvient de ces images, celles où des centaines de milliers de Vietnamiens étaient sauvés au large de l’océan indien. Deux millions de personnes ont fui le pays entre 1975 et 1995. C’est le cas de Nguyen Van Cu et de son épouse Kieu, ils n’oublieront jamais cette nuit de septembre 1981, où ils sont partis. « Je ne pouvais plus vivre dans un pays où je n’étais plus libre de mes mouvements. C’est pourquoi j’ai cherché par tous les moyens à quitter le Vietnam, pour trouver la liberté d’abord pour moi, mais ensuite pour celle de mes enfants. », explique Nguyen Van Cu.

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Un exil par la mer


Parfois il s’agissait de chalutiers, mais la plupart du temps, c’était plutôt des embarcations de fortune servant à la pêche que les Boat people prenaient la mer.

« Nous sommes montés sur un bateau long de dix mètres de long et dont la largeur ne faisait que deux mètres et demi. Sur cette embarcation, nous étions 47 personnes dont trois femmes enceintes. Après cinq jours en mer, nous avons été sauvés par un pétrolier américain et trois jours après, l’une d’entre-elles à accoucher », raconte Nguyen Van Cu.Quitter son pays pour trouver la liberté, mais aussi pour y retrouver de la dignité, c’est ce qu’ont désiré de nombreux Boat people. Mais la mer a, aussi, été le salut de nombre d’entre eux.

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« ‘Parfois lorsque je me rends dans des endroits où on voit la mer, la houle, j’ai toujours peur. Je crois que je ne pourrais jamais oublier. Quand je vois ces gens quitter leur pays, leur nation pour trouver de la liberté. Ca me rappelle ces souvenirs. Ce que nous désirions tellement à l’époque. Mais il y a eu plus de morts que de vivants dans cet exil« , nous confie Dinh Thuy Kieu, l’épouse de Nguyen Van Cu.

Cette histoire, Linh et Viêt, les enfants de Nguyen Van Cu et Dinh Thuy Kieu la connaissent. Ils ont grandi avec ces récits tout droit sortis d’un scénario de film. Et pourtant, réécouter ce destin qu’est celui de leurs parents, mais aussi celui de milliers d’autres, les bouleversent toujours autant. »Cette histoire, elle fait partie de nous. C’est une force car elle nous permet d’être plus ouvert que certains. Ces choses-là se passent encore et on ne peut pas fermer les yeux dessus. », témoigne Thanh Linh Nguyen. « Moi, c’est de fierté que je ressens. Ce sont les héros de notre film à nous. Mes parents sont des gens modestes, ils ne veulent pas être des victimes, mais si je le pouvais, je les exposerai comme des trophées », raconte Hoang Viet.

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Emigration, immigration, … quand il faut transporter ses racines


Grand Paris Reportages s’est interrogé sur ceux qui partent, toujours par nécessité, loin de chez eux, loin de leur terre, ces émigrés qui de fait, à leur arrivée, deviennent des immigrés. Le magazine de la rédaction de France3 Paris Ile-de-France les a rencontrés.

30 avril 1975, il y a 40 ans, la chute de Saigon marquait la fin de la guerre du Vietnam. Entre 1975 et 1990, selon les statistiques de l’association  » France-Terre d’asile « , 43 000 réfugiés arrivent en France Ce sont, jusqu’en 1983, majoritairement d’anciens « boat-people ». A l’heure actuelle, le nombre des immigrés vietnamiens en France s’élève à 200 000 environ, dont 45 000 en Île-de-France et 18 000 à Paris intramuros. Une immigration réussie et qui a fait naître « le Chinatown » du 13 ème arrondissement de la capitale.

Vidéo
France3 Paris Ile-de-France

Source
Rtbf

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